La dystopie

Hé salut ! Comme on se retrouve ! Et bienvenue sur ce nouvel article ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un genre littéraire qui m’a passionné durant tout le collège, et que je trouve encore aujourd’hui très intéressant : la dystopie. Dans cet article je vous présenterai rapidement ce genre, puis je vous parlerai des meilleurs livres que j’ai lus dans cette catégorie. 

Le mot dystopie a été créée à partir du mot “utopie”. Utopie vient lui-même de “topos” désignant en grec le lieu, et “u” pouvant se traduire par “inexistant” ou “heureux”. L’utopie est donc un endroit bon et heureux qui n’existe pas. En opposition, “dys” désigne la négation. La dystopie serait donc un lieu malheureux qui existe/peut exister. Utopia première utopie auquel on doit le nom de ce genre est un roman écrit par Thomas More en 1516 décrivant une société idéal (selon les mœurs de l’époque). La dystopie, elle, apparaît durant le XXe siècle, alors que l’Europe connaît des décennies sombres, parfois même sans espoirs. Elle a pour but de décrire l=les défauts d’une société à l’extrême, montrant comme cela peut mener à la perte. Parfois représentée dans un monde post-apocalyptique, où les défauts de la société auraient déjà fait leurs ravages, la dystopie s’inscrit dans le genre plus large de la Science-Fiction.

Ce genre littéraire, au début peu populaire et considéré comme de la “basse littérature” s’est finalement inscrit dans la littérature jeunesse et young adult depuis plusieurs années, notamment grâce à certaines d’entre elles, très célèbres, considérées non pas comme de la “mauvaise” littérature mais comme des contes philosophiques (exemple : la ferme des animaux de George Owell). 

De mon côté, j’ai découvert de genre littéraire au début du collège, alors que je commençai à me lasser du fantastique que j’avais dévoré jusqu’à l’usure pendant trois ans en primaire. La première d’entre elle dont je me rappelle (et pas des moindre, puisque c’est encore aujourd’hui à mes yeux l’une de mes meilleures lectures) est Méto, d’Yves Grevet. Et j’en arrive donc à mon premier de mes cinq conseils dans ce TOP. 

  1. Méto, d’Yves Grevet, 2008 (trilogie)
Couverture METO

C’est l’histoire de soixante-quatre enfants qui vivent dans “la maison”, coupés du monde. Quand ils auront trop grandi, ils devront quitter “la maison”. Mais en attendant, ils sont victimes d’un règlement stricte, dispose de peu de liberté, et subissent de lourdes sanctions s’ils dérogent à la règle. Pourtant, plusieurs d’entre eux aimeraient savoir ce qu’il y a derrière la maison, quittent à prendre de gros risques. 

L’histoire, en trois tomes, nous montre un monde où l’on est privé de libertés, et où les enfants/adolescents qui y vivent sont soumis à un régime sans pitié. Dans les tomes suivant,s le monde extérieur ainsi que les raisons de ce mode de vie sont petit à petit révélés, montrant une société abjecte où les libertés fondamentales sont bafouées. 

J’ai lu ce livre il y a plusieurs années, mais en garde un très bon souvenir. L’histoire est assez terrifiante, et avec beaucoup de suspens, parfois gore. Même si je l’ai lu plus jeune, elle peut se lire à plusieurs âges (ma mère et ma tante l’avaient lu et avait beaucoup aimé aussi). Ce livre est l’une de mes plus grandes recommandations dans ce genre littéraire.  

  1. Le Passeur de Lois Lowry, 1993
Couverture LE PASSEUR

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop âgées ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont “élargis”, personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Alors que la cérémonie qui détermine la fonction de chacun dans la société a lieu et que Jonas se verra attribuer son rôle, son destin change. Et il n’est pas au bout de ses surprises. 

Dans ce livre, on découvre comment un régime totalitaire, macabre et anti-liberté parvient à faire régner l bonheur sur une société. Car, même si bon nombre des lois et des actes qui sont commis dans cette communautés sont inacceptable, l’équilibre est parfait. C’est en cela que ce livre est très intéressant : même si cette société pourrait nous paraître abjecte, les habitants y sont heureux, et n’ont aucunes questions à se poser. On peut alors s’interroger sur l’importance de nos liberté, et pourquoi doit-on les protéger. Un excellent livre !  

  1. Si c’est la fin du monde, de Tommy Wallach, 2016

“Avant, on était définis par des étiquettes : le sportif, l’intello, la salope, le glandeur. Mais ensuite, tout a changé. On nous a dit qu’un astéroïde arrivait. Qu’il avait deux chances sur trois pour faire exploser la Terre. 

Couverture SI C’EST LA FIN DU MONDE

Il ne restait que deux mois. 

Deux mois pour renoncer à nos étiquettes. 

Deux mois pour nous aimer, pour être libres, pour être heureux. 

Deux mois pour laisser une trace. 

Deux mois pour réaliser nos rêves. 

Deux mois pour vivre. 

Pour vivre vraiment. “

Le résumé décrit assez bien cette histoire, qui est très belle. Car même si dans deux mois ils mourront tous peut-être, ils oscillent tous entre leur vie pleine d’étiquette, et la liberté. Car il reste cette chance sur trois, qu’ils ne meurent pas. Alors, certains métiers sont délaissés, tandis que la police et les politiques continuent de sévir, plus lourdement qu’avant, privant toutes libertés qui les paraissent contraignantes. Le livre est très facile à lire, et porteur d’un beau message, décrivant une société craignant l’apocalypse et laissant ainsi paraître tous ses défauts. 

  1. Le Labyrinthe de James Dashner, 2009 (trilogie) 
Couverture LABYRINTHE

Cette histoire est assez connue, notamment grâce à l’adaptation en film sortie ces dernières années. C’est l’histoire d’adolescents enfermés dans un lieu étrange, au centre d’un Labyrinthe, n’ayant aucun souvenir de leur enfance, et qui sont répartis en groupes afin de survivre et de trouver un moyen de s’évader. Sans mourir. 

Là encore, comme dans Méto, on est face à un système dans lequel les personnages ignorent tout. Mais cette fois, ils doivent essayer de sortir, rejoindre un monde extérieur dont ils ne savent rien. Mais au fur et à mesure des tomes, on découvre qu’elle est cette société extérieure, apocalyptique, dans laquelle les chances de survies sont infimes. La preuve des ravages de l’Homme sur la Terre, qui pourrait s’avérer être réel si notre société suit la direction qu’elle empreinte depuis plusieurs années. .

(PS : lisez les livres plutôt que de voir les films, ces derniers sont absolument creux et peu intéressants comparés aux bouquins!)   

  1. Dans la forêt, de Jean Hegland, 1996
Couverture DANS LA FORÊT

Je vous présente rapidement ce livre ici, mais j’en avais déjà fait un résumé ainsi qu’un critique dans un précédent article (mon TOP 7 de mes lectures 2019) si vous voulez plus de détails. Je présente ce livre car il se différencie des nombreuses dystopies que j’ai lues, et dont j’ai fini par me lasser (j’ai du en lire une quinzaine en quatre ans, et à force, le schémas se répète un peu : une société apocalyptique dans laquelle le personnage principal ne se sent pas à l’aise et contre laquelle il veut lutter) (du coup j’ai essayé dans cette sélection de vous en présenter des différents, pour que vous ayez des livres assez différents). 

Dans ce livre, les deux sœurs que l’on suit sont, comme tous les autres, victimes des ravages humains qui ont épuisés les capacités de la planète. Mais, reclues, elles ne vont pas lutter pour recréer un société, et n’ont pas de réelle quête… elles vont juste essayer de survivre avec la nature qui les entoure, seules. Il est donc bien plus facile de s’identifier à ces personnages, naturels, pas héros ni courageux, mais simplement victime d’une société qui s’est effondrée.

L’histoire est très touchante, mais si vous voulez plus de détails, je vous laisse vous référer à mon précédent article. 

J’ai lu énormément de sciences-fiction au collège, dont de grosses références, comme Le meilleur des mondes  ou Fahrenheit 451, et même si j’en lis moins aujourd’hui, lassée, cela reste à mes yeux un genre littéraire très intéressant, qui contient des centaines de livres. Souvent facile à lire, il permet de se poser certaines questions, mais aussi d’imaginer tout ce que l’Homme est capable de faire, de bon comme de mauvais. J’espère donc que cet article vous aura plus et vous donnera envie de découvrir de genre, ou de lire d’autres livres. Si c’est le cas n’hésitez pas à parler de mon blog autours de vous, ou de faire d’autres suggestion de livre dans ce genre (il faut encore que je lise 1984 de George Owell…) et je vous dis à bientôt !

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