Comment j’ai liquidé le siècle…

Hé salut ! comme on se retrouve ! et bienvenue sur ce nouvel article . Aujourd’hui je voudrais vous parler d’une récente lecture qui m’a beaucoup plu. Assez révolutionnaire dans le monde des dystopies, ce livre n’explique pas comment survivre dans un monde post-apocalyptique, ni quel est la quête d’un personnage qui doit sauver le monde après une explosion nucléaire… Non. Cette fois-ci, il s’agit d’un homme, qui vit dans notre société organisée par l’argent, dirigée par les banques et par le commerce, habitée par des être aux besoins inutiles et par d’autres à la nourriture manquante. Et cet homme, il s’avère être l’un des génies de ces banques, l’un des milliardaire de la Société Générale. Mais malgré cela, il est malheureux : vie sentimentale à la débauche, fille anorexique, impossibilité de performer plus au travail tant il est arrivé en haut des échelons… C’est alors qu’il va se voir attribuer pour mission… de liquider le siècle ! Dans cet article, je vous ferais d’abord un court résumé de ce roman, puis vous donnerais les raisons qui doivent vous pousser à le lire. 

  1. Résumé

“Fils de plombier à Clermont-Ferrand, Pierre s’est réfugié dans les mathématiques pour oublier une enfance blafarde. Devenu polytechnicien, trader richissime, roi du quant au Crédit Général, il conçoit des programmes de calcul systémique qui engrangent des milliards. Mais sa vie est un désastre affectif. Ses rares sentiments sont pour une prostituée tendre et drôle.

Parce qu’il frôle à la fois le génie, le néant et l’absurde, il est convoqué à New York par Mme Krudson qui dirige d’une main de fer le Bilderberg, un rassemblement transatlantique secret qui domine le monde.

Incapable d’accepter la fin de la suprématie américaine au profit de la Chine, Mme Krudson décide de faire sauter le capitalisme pour mieux le sauver en infiltrant les systèmes informatiques et financiers mondiaux, scénario terroriste tant redouté par le FBI.

Pierre n’a pas le choix : liquider ce monde de chiffres n’est-il pas le moyen de recouvrer sa vie d’homme ?”

  1. Autopsie de l’oligarchie financière

Dans ce roman, Flore Vasseur montre les dessous de la finance, son aspect si sombre que nous sommes bien loin de connaître. De part son milieu professionnel, elle nous explique comment fonctionne ces banques, les enjeux et les atrocités qui s’y passe. L’écrivaine nous explique le fonctionnement de ce monde dirigé par les algorithmes, la programmation et les mathématiques, qui sont au pouvoir dans notre monde,“Les mathématiques et les codes nous ont donné le pouvoir. La complexité est l’arme absolue, le signe « + », l’unique règle. “ Elle dépeint les paris énormes que peuvent tenter les banquiers, parfois au détriment des entreprise ou de la population.   En ce moment, nous parions contre l’humanité, valeur extrêmement volatile. La finance engendre des catastrophes. Elle prospère en les résorbant. Nos profits sont vos pertes. Mais, elle souligne aussi le stress et la pression qui existe dans ce milieu, les situations des désespoir face auxquelles se trouvent certains “traders”, tant ils risquent, s’endettent et s’exilent du reste de la société. Enfin, l’autrice met en évidence le pouvoir qu’ont ses banques sur le reste de notre système et à quel point les entreprises ainsi que les Etats sont assujettis. Ce milieu, effrayant est calculateur, devient un peu plus clair à nos yeux, et sa noirceur est alors expliquée. 

  1. Questions sur le sens de notre société

D’autre part, ce roman soulève un autre problème : celui de la vie affective tandis que ceux de la vie matérielle ont entièrement disparus. En effet, Pierre ainsi que son unique ami, trader lui aussi Paulo, sont des hommes possédant des millions, et qui sont prêts à payer 50 dollars les 25cl de Perrier. Pourtant, ils s’ennuient à mourir toute la journée, n’ont aucune relations en dehors de celles qu’ils payent auprès de prostituées de luxe… Et cela, Pierre en prend petit à petit conscience : il est capable de produire des milliards mais incapble d’aborder normalement quelqu’un dans la rue. Tout au long du roman, il s’interroge sur le sens de son existence, et sur l’importance de tous les biens qu’il possède. Finalement, l’un des principaux questionnement de ce roman repose sur ceci : l’économie imprègne notre vie intime,à tel point que nos relations humaines soient elles aussi décidées par l’argent, notre situation et notre acquisition de biens matériels. 

La planète est un Monopoly, les entreprises des sigles à la pelle, les cadres, les fantassins du grand capital. Le monde bosse pour nous. Nous n’apparaissons jamais. Nous, les banquiers, vivons leveragés, hyper-endettés. Nous misons un, empruntons cent, gagnons mille. PIB, cash-flow, monnaies, nous parions sur tout mais ne savons pas lire un bilan. Nous n’avons jamais mis le pied dans une entreprise, ce repaire de besogneux. Nous nous foutons de ce qu’elles produisent, du nombre de personnes qu’elles emploient. La finance a été inventée pour rendre possibles les grands projets, l’émancipation économiques des peuples. 

  1. Originalité de l’oeuvre
EANAD1 New York City, USA city skyline of midtown Manhattan.

Enfin, si ce livre m’a tant plu, c’est par son originalité : le scénario est hors du commun, et pourtant très réaliste. En effet, l’infiltration des réseaux et l’effacement de toutes nos données bancaires est une des possibilités envisagées par le FBI, qui met énormément de moyen pour lutter contre. De plus, on sait dès le début du roman que Pierre finira par implanter cette clé USB, mais on assiste pour autant à tout le cheminement mental qui va le pousser à le faire : le dégoût du système, la platitude de son existence et l’absurdité d’un monde régit par l’argent. Enfin, les personnages, même s’ils sont construits sur des stéréotypes clichés de la fiction, sont très intéressants : l’écrivaine pousse la caricature le plus loin possible, afin de nous faire prendre conscience, à tous, que nous sommes tous autant victime du système que Pierre, et que nous tous, chacun à notre échelle, subissons l’impregnement dans notre vie intime du système économique. 

Voilà, on arrive au bout de cet article. Sincèrement, je ne pensais pas en le commençant qu’il me plairait autant, mais son originalités et les doutes qu’il pose doit vous pousser à le lire. Enfin, je n’ai pas évoquer ici la plume de l’auteur, mais elle est tout de même à souligner. J’espère que cela vous a plu, et si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ou à le partager autours de vous. et en attendant, mois je vous dis.;. à bientôt ! 

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