Hé salut ! comme on se retrouve ! et bienvenue sur ce nouvel article ! Aujourd’hui, je viens vous présenter une de mes dernières lectures, et pas des moindre. Je vous avais déjà parlé des Hauts de Hurlevent, d’Emily Brontë, qui m’avait passionné. Et bien à présent je vais vous parler de sa sœur, Anne, et notamment d’un de ses romans, La dame du manoir de Wildfell Hall. L’histoire, bien que différente sur pleins d’aspects, traite elle aussi de sujets bien sombres, des malheurs et de la misère du XIXe siècle. Cependant comme vous allez le voir, le roman traite bien plus de sujets féministes, de la situation des femmes, des mères dans ce siècle, et de la responsabilité des maris et des hommes. Toujours en rapprochant, comme le faisait sa sœur, les vices tels que l’alcool, les jeux et la violence.
Voici si nécessaire le résumé de la quatrième :
L’arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur. Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham… Quel drame s’obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
Le roman mêle le récit de la vie de cette mystérieuse Mrs Graham, observé par les yeux amoureux de Gilbert qui tente de la préserver des commérages du village, et le journal intime de cette femme, raconant son histoire des années auparavant et avant qu’elle ne devienne cette veuve renfermée et froide. Gilbert est un paysan qui ne s’amuse pas vraiment des commérages et des conversations mondaines des femmes du village, qu’il ne souhaite d’ailleurs pas épouser tant il les trouve ennuyeuses. Dès l’arrivée au manoir de cette étrangère, Gilbert va s’y intéresser, surpris par son allure solitaire, son fils qu’elle élève seule et sa discrétion concernant son passé. Mais le paysan a du mal à casser cette armure de glace et à acquérir l’amitié de cette femme au lourd passé, et il lui faudra bien du temps pour accéder à ses secrets.
On découvre alors les malheurs que cette dame a du enduré, les désillusions d’une jeune fille découvrant la société mondaine et souhaitant se marier, et qui va devoir faire face à la brutalité des hommes, qui, face à l’alcool, les jeux et les femmes, descendent dans les enfers en emportant avec eux toute leur famille. En ce point Anne et Emily Brontë se rejoignent énormément, et décrivent parfaitement les ravages que peuvent faire ces activités, dénonçant aussi les problèmes qu’entraînent sur les enfants des familles violentes, alcooliques et peu aimantes.

Cette histoire est aussi très féministe, puisqu’elle dénonce les malheurs que doivent affronter les femmes lorsqu’elles doivent faire face à des mari dangereux : soumise, vulnérables, attachées à leur mari comme à la réligion et au devoir de mère, les femmes du XIXe siècles ne peuvent prnedre leur liberté et leur indépedndance sans bafouer toutes ces lois. Et, la plupart du temps, elles n’osent même pas y songer… préférant endurer les coups et espérer ainsi être récompensées par la suite. Anne Brontë décrit ici très bien le poids de la religion sur ces femmes qui ont grandi dans l’idée de toujours être vertueuse et d’accepter les comportements de leurs hommes, sachant que ces douleurs, envoyées par Dieux, doivent être surmontées par le bien et la vertu. Ainsi, tandis que son mari la trompe avec plusieurs femmes dans sa propre maison et en se moquant d’elle, Mrs Graham refusera durant tout le roman les avances de tous les gentlemen les plus doux et attentionnés, et sera prête à sacrifier sa vie, son bonheur et celui de son fils pour rester fidèle envers son mari.
On se rend compte dans cette œuvre que, même dans les familles les plus aisés de l’Angleterre victorienne du XIXe siècle, la situation est loin d’être paisible et enviable, notamment pour les femmes qui sont loin d’être libres et heureuses. Loin des rmances victoriennes à l’eau de rose de Jane Austen ou d’autre, ou seul les peine de coeur, ruemeur et dispites entre jeunes femmes sont à affronter, on entre ici et dans un monde cruel, dur, froid et violent où l’alcool est maître et où la femme est soumise. La noirceur que j’avais adoré trouver dans Les Hauts de Hurlevent m’a ici été servie d’une autre façon, tout aussi magnifique sur le plan littéraire. Enfin j’ai beaucoup aimé être confronté à un milieu qui de premier abord paraît enviable : dans ce siècle, les familles riches d’Angleterre possédait des terres, donnaient des réceptions, il n’était pas nécessaire de travailler et tout n’était que loisir. Or même dans ce milieu la violence et les malheur existent, et comme le font justement remarquer certains personnages, le manque de travail donne à certains un large temps leur permettant de faire tout le mal qu’ils désirent.

A présent je vous laisse avec une remarque qui m’a énormément plu et vous laissera une petite idée des valeurs féministes présentées dans ce roman, lorsque Mrs Graham, rendant visite aux habitants du village après son arrivée au manoir, débat avec une famille de l’usage de l’alcool sur son fils :
(Gilbert) – Vous avez certes raison, mais le meilleur moyen reste de le fortifier contre la tentation et non d’écarter celle-ci de son chemin. […]
(Mrs Graham) – D’accord, mais utiliseriez-vous les mêmes arguments en ce qui concerne l’éducation d’une fille ? […] Non, elle serait traitée comme une fragile fleur de serre, on lui apprendrait à s’accrocher aux autres, on la protégerait du vice de toutes les façons imaginables. Soyez assez gentil pour me dire pourquoi une telle différence ? Serait-ce parce que vous croyez qu’une fille n’a pas de vertu ?
(Gilbert) – Loin de moi cette idée.
(Mrs Graham) – Vous affirmez cependant que seule la tentation peut provoquer la vertu; que, d’autre part, elle doit être écartée de toute tentation, protégée contre le vice ou tout ce qui s’en rapproche. J’en déduis qu’elle est essentiellement si vicieuse ou si faible d’esprit qu’elle ne peut résister à la tentaion ; que si elle peut demeurer pure et innocente aussi longtemps qu’elle est tenu dans l’ignorance du pêché, elle devient une pêcheresse dès qu’on lui ouvre les yeux, que plus grande sera sa connaissance du mal, pus grande sera sa liberté, plus profonde sa corruption ; tandis que le sexe fort, lui, a une tendance naturelle vers la bonté, car il est protégé par une force morale supérieure qui se développe chaque fois qu’il se trouve en face du danger…
On arrive au bout de cet article, et j’espère vraiment que cela vous aura poussé à découvrir ce roman, tout comme les Haut de Hurlevent, dont j’avais parlé dans un précédent article. (Le lien est juste ici : https://zoelivrelinfo.data.blog/2020/09/25/les-hauts-de-hurlevent-ou-lorsque-la-haine-prend-le-pas-sur-lamour/ ) L’histoire mêle secrets de famille, amours, violence, lutte contre le mal, perversité, féminisme… Et comme souvent, pour ceux qui n’ont vraiment pas envie de lire, il existe une (des?) adaptation en film. Si cet article vous a plu n’hésitez pas à le partager et en attendant, moi je vous dis… à bientôt !
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