J’ai lu… Les Misérables

Hé salut ! comme on se retrouve ! et bienvenue sur ce nouvel article ! Aujourd’hui je viens vous présenter une lecture qui m’aura pris du temps… beaucoup, de temps. Je parle, comme vous l’avez sans doute vu, des Misérables, de Victor Hugo. Ce roman est divisé en cinq livres, et ne manque pas de description. Pourtant, même si ça a pu être long, je ne garde pas une mauvaise impression de cette lecture, bien au contraire. Je vais donc ici y donner mon avis, sans résumer précisément l’histoire, vous en trouverez un très bien juste ici : https://www.lepetitlecteur.fr/les-miserables/resume-detaille/ . Attention, dans cet article je spolierai une grande partie de l’histoire, et je l’écris pour des personnes cherchant un résumé ou un avis détaillé. 

I Résumé global 

Sans vous faire un résumé par chapitre ou en détail, je vais avant de donner mon avis vous parler globalement de ce texte. 

L’histoire des Misérables se déroule en cinq parties de 1815 à 1833. Le héros de l’histoire, dont je reparlerai ensuite, est Jean Valjean, un ancien forçat finissant sa peine en 1815. On suit alors son existence depuis sa sortie jusqu’à sa mort, tout en découvrant de nombreux personnages qui vont graviter autour de sa vie, ainsi que des événements historiques majeurs tels que la bataille de Waterloo ou encore l’insurrection de 1832. On découvre aussi différents milieux sociaux et les mouvements politiques, philosophiques et sociétaux qui animent la société du début du XIXe siècle. Jean Valjean va à sa sortie du bagne tenter de s’intégrer dans un société qui le rejette et le méprise de par son statut de forçat. Il va ainsi, par haine du monde qui l’entoure, voler l’argenterie d’un évêque et risquer de retourner aux galères. C’est suite à cet événement et à la promesse faite à l’évêque de ne plus jamais pécher que Jean Valjean va réellement s’intégrer à la société en employant une nouvelle identité : Mr Madeleine. Il va lors de ces années croiser la route de Fantine, mère de Cosette, et découvrir la misère dans laquelle se trouve la jeune femme. Mais un officier de police, Javert, commence à soupçonner Jean Valjean, et celui-ci doit prendre la fuite, abandonnant la vie qu’il a tenté de construire. C’est alors qu’il va rencontrer Cosette vivant chez les Thénardier, et décider de l’emmener avec elle afin de la sauver de la misère dans laquelle elle vit. A Paris, il va l’éduquer et la protéger durant plus de dix ans tout en essayant de se protéger lui-même de Javert, toujours à sa poursuite. En parallèle de leur existence, le lecteur retrouve les Thénardier, famille abominable vivant dans le vice, la misère et le crime dans les quartiers pauvres de Paris. Un autre personnage s’ajoute encore : Marius, jeune étudiant ayant grandi chez un grand père monarchiste qui va découvrir les aspirations napoléoniennes de son père, et qui va s’engager avec d’autres jeunes dans les mouvements républicains avant de tomber éperdument amoureux de Cosette. Cet amour va prendre des allures tragiques lorsque les amoureux sont menacés de voir leurs destins se séparer, et Marius, lors de l’insurrection de 1832, va tenter de mettre fin à ses jours dans un barricade où il retrouve ses camarades révolutionnaires. Mais c’est finalement Jean Valjean, toujours sous une fausse identité, qui le sauve de la barricade et de la mort, tout en parvenant à se sauver définitivement de Javert. Les deux amants parviennent enfin à se marier et notre héros, Jean Valjean, meurt quelques temps après, tandis que Marius découvre la réelle identité du “père” de Cosette et que le vieil homme n’a plus aucun role à apporter dans le monde où il vit et qui le rejette. 

II Les personnages 

Comme vous avez pu brièvement le voir dans mon rapide résumé, le roman de Victor Hugo est très riche en personnages, et ceux-ci sont tous liés d’une façon ou d’une autre par le destin. e ne les aient pas tous mentionner, alors voici la liste et les attributs des personnages les plus important de ce récit : 

Tout d’abord Jean Valjean, qui, comme je l’ai dit, est le personnage central de l’œuvre. Cet homme, forçat tout d’abord pour cinq ans suite au vol d’un pain pour nourrir sa famille, voit sa peine durer quinze longues années suite à des tentatives d’évasions. Cet homme qui, épris de haine pour le système injuste dans lequel il vit, fait la promesse de ne plus jamais déroger à la loi ou commettre le moindre mzk. Cet homme qui va parvenir à se faire passer pour un industriel et qui va monter une entreprise prospère durant de nombreuses années, faisant vivre l’économie et la région de Montfermeil. Cet homme qui va accepter de sauver une fillette battue et maltraitée au risque de se perdre lui-même, l’éduquant, la protégeant durant dix années. Cet homme qui va traverser les égouts de Paris avec le corps d’un presque mort sur les épaules, afin de le sauver d’une barricade et de garantir à Cosette l’amour de sa vie. Cet homme qui est près, lorsque Cosette n’a plus besoin de lui, à accepter le bagne ou la mort, ne luttant pas contre la société qui le déteste et le rejette. Jean Valjean est ainsi un véritable héros, et nous permet à travers son histoire de découvrir tout le fonctionnement et les défauts de la société du XIXe siècle. Jean Valjean, par son statut de héros tragique, n’a pas réellement de défaut et il est difficile d’éprouver à son égard autre chose que de la compassion ou de la sympathie. Même son passé en tant que forçat semble injustifié tant la peine qu’il reçoit est démesurée. Ainsi il fait partie des personnages “blancs”, à peu près parfait, quoiqu’il est complexe sur certain point : il m’a été parfois compliqué de comprendre pourquoi cet homme continue de vivre, malgré tous les malheurs et injustices qu’il traverse. Plusieurs réponses sont possibles : la religion, l’évêque de Digne, ou encore Cosette. 

Cosette est elle aussi un personnage central de l’œuvre et a droit, tout comme Jean Valjean, de donner son nom à la deuxième partie des Misérables. Celle-ci, contrairement au héros, ne connaît que certains pans du roman, et ne croise la route que de certains personnages. A vrai dire, Cosette est assez ignorante tout au long de l’histoire, et n’a connaissance que de peu d’événements. Fille née de façon non désirée alors que la mère, Fantine, se retrouve dans la misère et sans mari, elle est placée chez les Thénardier qui accepte de l’éduquer en échange d’argent. Mais la jeune fillette est très vite traitée en esclave, méprisée des parents, séparée des autres enfants de la famille et utilisée par les Thénardier pour entretenir leur auberge en échange d’une vie précaire. Pourtant, même cela, Cosette à l’âge adulte ne s’en souvient pas : Jean Valjean la récupère et la sauve de cette vie lorsqu’elle est encore jeune, et la fillette grandit à Paris, éduquée dans un couvent où elle se cache avec “son père”. Lorsqu’elle arrive au stade de jeune fille, les deux personnages s’installe dans un maison dans Paris, près du Luxembourg, où la jeune femme va petit à petit faitre la connaissance de Marius qui l’épie depuis un banc te devient fou d’elle. Mais Jean Valjean va alors tenter de le séparer, rendant malade la jeune fille. Le vieil homme finira comme je l’ai évoquer par sauver le jeune homme de la mort et arranger leur mariage afin de rendre pour le reste de sa vie Cosette heureuse. Pourtant, Cosette ne sait rien de la vie de Jean Valjean, ni de celle de sa mère ou encore des Thénardier. Elle ne connaît que peu de chose de Marius, ce qui fait d’elle, en quelque sorte, une simple spectatrice de l’histoire, nécessaire au développement du roman mais peu approfondie en tant qu’être à part entière ( et on remarquera que cela est très souvent le cas pour les personnages féminins de ce roman malheureusement).

Parlons à présent de Marius, qui a lui donné son nom au troisième volet du texte.  Marius permet à travers son existence de représenter les différents courants de pensées qui traversent le début du XIXe siècle : sa mère étant décédée lorsqu’il est encore nourrisson, il est élevé par son grand-père, baron de Pontmercy opposé à la révolution française. Pourtant, à la mort de son père, le jeune homme découvre qu’il était un soldat de l’armée napoléonienne s’étant battu à Waterloo et ayant été sauvé par un certain couple de Thénardier. Le jeune homme fait la promesse à son père mourant d’être toujours redevable envers ce couple, et embrasse peu à peu les idéologies napoléoniennes de son père, se séparant de son grand-père.  Plus tard, lors de ses études de droit, il va rencontrer Cosette, mais va aussi croiser sur sa route les Thénardier, découvrant les êtres abominables qu’ils sont mais ne pouvant se résoudre à trahir la parole faite à son père. Marius connaît tout au long des deux dernières parties des épreuves de vie terrible, connaissant une misère à la fois économique et psychologique.  Il va à plusieurs reprises tenté de mettre fin à ses jours, notamment lors de la barricade de 1832, avant de pouvoir finalement marier Cosette. Mais même à cet instant, il ne peut connaître la tranquillité, découvrant la réelle identité de Jean Valjean. Il m’est arrivé d’éprouver plus de colère pour ce personnage, étant donné qu’il es un peu plus complexe que les deux précédents. Bien moins ignorant et passif que Cosette, il n’est pourtant pas en possession de toutes les informations dont dispose le lecteur. Ces actes sont ainsi parfois maladroits, ou empreints d’une trop grande vague mélodramatique. Pourtant il tente d’agir au mieu, et parvient, souvent de façon un peu trop tardive, à prendre les bonnes décisions. 

Je détaillerai un dernier personnage, ou cette fois-ci plutôt une famille : celle des Thénardier. Les hénaradier sont dans ce livre toute la représentation possible du mal et du vice : immoraux, injustes, traîtres, manipulateurs, profiteurs, sans amour… Le couple se complète parfaitement, et élève ses deux filles de façon abominable. D’abord possesseurs d’une auberge à Montfermeil où ils maltraitent Cosette, ils vont par la suite s’installer à Paris où ils rentreront dans des bandes de malfaiteurs et commettront des vols et crimes en tout genre. Parents aussi de trois fils, dont Gavroche, ils vont refuser de s’occuper d’autres enfants que leurs deux filles et feront de ces trois garçons des “gamins de Paris”, mendiants et miséreux. Le père est sans doute le plus haïssable de tous puisqu’il est celui qui dirige la famille, et les deux filles, bien que pestes envers Cosette, finissent par n’être que les instruments de leurs parents, innocentes des actes qu’elles commettent. La mère est quant à elle détestable surtout dans sa façon de traiter les enfants, et notamment Cosette. Mais donnons toutefois un point au père de cette horrible famille : voulant se venger de Jean Valjean et profiter de la richesse de Marius, il va révéler à ce dernier la plupart des actes de Jean Valjean et ainsi permettre à Marius de découvrir qui est l’homme qui l’a sauvé de la barricade et s’apercevoir que la peine de bagnard qu’avait eu son “beau-père” était en réalité injustifiée. 

Je mentionne de façon brève les autres personnages importants, ne pouvant tous les détailler : l’évêque de Digne, qui abrite au début des Misérables notre héros et lui permet de suivre une voie plus vertueuse pour le restant de ces jours; le policier Javert, qui poursuit Jean Valjean d’un bout à l’autre du roman mais qui finit par se suicider lorsqu’il se retrouve face à un terrible dilemme : sauver Jean Valjean qui l’a sauvé de la mort et ainsi trahir la loi, ou trahir Jean Valjean et ainsi sauver la loi; Gavroche, qui fait de nombreuses apparitions dan l’histoire, à la foi drôle, touchant et exemple des injustices social, il va se sacrifier dans la barricade de 1832;  Fantine, mère désœuvrée de Cosette qui sacrifie sa vie pour celle de sa fille; la bandes de jeunes étudiants révolutionnaires qui guident Marius dans son cheminement intellectuels et qui tiennent la barricade de 1832… 

III Le style d’écriture 

Je pense que c’est avant tout autre point le style de Victor Hugo que j’ai aimé en lisant les Misérables. Si vous avez eu le courage de lire l’article jusqu’ici, vous vous êtes sans doute aperçus que tous les personnages sont reliés entre eux, tous comme les lieux, les événements et les courants de pensée. Rien n’est laissé au hasard et les personnages apparaissent toujours de façon utile, logique, sans pour autant paraître parfois uniquement secondaire. Hugo est sans doute très long dans ses descriptions et ses détails (et cela peut être vu comme un défaut) mais cela permet toujours de rendre l’œuvre très réelle, car très profonde. Rien n’est laissé au hasard. D’ailleurs, les personnages se complètent très régulièrement, et apportent parfois une explication ou une utilité à un moment du roman où le lecteur n’était plus focalisé sur eux. 

Un deuxième point important dans le style de l’œuvre est le recul que possède l’auteur sur le déroulement de l’histoire. Je le rappelle, elle se passe entre 1815 et 1833 tandis qu’elle est écrite en 1862. Ainsi Hugo possède des informations historiques et des points de comparaisons entre les événements qui se passent dans le roman et ce qui a pu arriver après. C’est notamment le cas lorsqu’il compare l’insurrection de 1832 et celle de 1848, chose qui n’aurait pas été possible si les Misérables avaient été écrits lorsqu’ils se déroulent. Cette antériorité permet aussi la description (trop) détaillée de la bataille de Waterloo ou encore celle du réseau des égouts de Paris. Encore une fois ces qualités de style peuvent parfois être vues comme des défauts tant elles rendent l’œuvre longue, mais c’est ce qui rend l’histoire si intéressante et si réaliste. 

Enfin, n’oublions pas le courant littéraire auquel appartenait Victor Hugo : le romantisme. On a ainsi affaire à de nombreuses reprises à des élans lyriques décrivant la nature, les femmes ou encore Paris. Ces passages sont très beaux grâce à la plume de l’auteur, bien que ce soit des parties que j’affectionne un peu moins. 

IV Mon avis 

J’en arrive enfin à mon avis à propos de ce roman. J’ai globalement beaucoup aimé lire Les Misérables, preuve en est que je l’ai lu jusqu’à la fin. J’ai aimé comme je le disais le style de Victor Hugo, ainsi que la richesse et la profondeur de l’histoire. J’ai aussi beaucoup apprécié – et c’est souvent ce qui me plait dans les romans de ce siècle – la dimension sociale de l’œuvre. Après tout, le titre l’indique clairement, Hugo cherche ici à décrire la misère sociale de la société dans laquelle il a vécu, et aussi à dénoncer les injustices du système. Il y a notamment une critique du fonctionnement judiciaire de l’époque avec l’injustice que traverse l’ex bagnard Jean Valjean, doublement puni, par sa peine de quinze puis par l’exclusion sociale. Enfin, la dimension historique m’a beaucoup plu. 

En revanche, comme je l’évoquais avec le personnage de Cosette, l’œuvre a un réel problème avec les personnages féminins, très peu présents et toujours d’une utilité minime. Seule Cosette est un personnage féminin déterminant, et pourtant elle reste ignorante et naïve. La pureté de la jeune femme est très souvent mise en avant dans les description, et l’aspect physique est le point central de toutes les femmes de l’histoire (Cosette, Fantine, la Thénardier et se deux filles…) tandi que l’aspect psychologique est bien plus développé chez les hommes. C’est évidemment dû à l’époque d’écriture de l’œuvre, mais aussi, je pense, à l’auteur lui-même : d’autres textes de la même époque faisaient plus de cas des femmes. Enfin, si vous avez peur que le roman soit trop long à lire ou que les descriptions soient trop lourdes, je vous conseille de le lire en entrecoupant votre lecture, comme je l’ai fait par exemple en lisant les cinq parties séparément. 

Voilà ! On arrive enfin au bout de cet article, et merci de l’avoir lu jusqu’au bout. J’ai pour ce livre voulu détailler précisément ma lecture, l’œuvre étant trop complexe et longue pour que je ne donne que mon opinion. Je reparlerai surement de d’autres auteurs du XIXe siècles dans les prochains articles, peut-être de façon un peu plus brève. Si cela vous intéresse n’hésitez pas à me le dire en commentaire, et en attendant, je vous dis… à bientôt !

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