Hé salut ! Comme on se retrouve ! Et bienvenue sur ce nouvel article ! Aujourd’hui on se retrouve pour un 3eme article évoquant des situations politiques au Moyen-Orient avec un sujet important dans l’actualité : le conflit israëlo-palestinien. Mais dans cet article je ne vais pas parler des conflits et tensions qui se jouent ces semaines-ci dans la région car je ne pense pas avoir les informations nécessaires pour le faire. En revanche je voulais revenir sur les origines de cette guerre et vous parler des évènements majeurs qui la caractérisent depuis 1945.
Je vais ici développer certains thèmes évoqués dans l’article sur les frontières au Moyen-Orient qui se trouve ici : https://zoelivrelinfo.data.blog/2021/07/14/les-frontieres-au-proche-orient/ au risque de me répéter parfois.
I. Pourquoi vouloir créer Israël : XIXe-1918

L’antisémitisme dans les sociétés européennes est un problème qui apparaît au cours de la seconde moitié du XIXe siècle : de nombreux juifs ont des difficultés à s’intégrer pleinement dans les communautés, et ils sont souvent victimes de discriminations et d’injustice. Un journaliste et écrivain hongrois de confession juive, Theodore Herzl, va lui-même arriver à ce constat à partir d’un raisonnement qui va fonder le sionisme : – le peuple juif existe ; – l’impossibilité qu’il s’assimile dans les sociétés européennes ; – donc la nécessité de créer un état juif. Il publie cette idée sous le titre de “L’Etat juif” en 1896 tandis que l’affaire Dreyfus fait rage en France, et donne ainsi naissance au mouvement appelé le sionisme et que j’ai déjà évoqué dans un précédent article. Les années qui suivent est fondée l’Organisation sioniste mondiale, ainsi que des groupes sioniste comme le Stern, la Hagannah…

Ce mouvement va prendre de l’ampleur dans les décennies qui suivent et le début d’une vague d’immigration de juifs d’Europe vers Jérusalem va naître. Pourquoi Jérusalem ? Car la Palestine est un lieu très important dans l’histoire hébraïque et est souvent mentionnée dans les textes juifs comme étant la terre sainte. Cependant, malgré des négociations avec un sultan ottoman ainsi que des chefs d’états d’Europe en de l’Empire ottoman, Herzl ne parvient pas à mettre en place son projet. Il décède en 1904.
C’est le 2 novembre 1917 que Balfour, membre du gouvernement anglais, fait une déclaration dans laquelle il exprime son désire de créer un état juif, soutenant ainsi la démarche sioniste. Le Royaume-Uni s’engage à ce que ce foyer soit conçu en Palestine.
II. Les prémices de la guerre : 1918-1948
Entre 1918 et 1922, suite à la défaite de l’empire ottoman dans la 1ere Guerre mondiale, le Royaume-Uni et la France se partagent le territoire vaincu sous forme de mandats. Parmi ces terres, l’Angleterre va prendre le contrôle de la Palestine.
Avec la montée du nazisme en Europe et notamment en Allemagne, la vague d’immigration va se densifier, (passant de 11% en 1922 à 33% en 1947) faisant naître quelques tensions : si juifs et musulmans vivaient au début du siècle en harmonie, la montée du nombre de juifs va dérégler cette entente. En 1945, les juifs rescapés de la guerre vont eux aussi pour un grand nombre fuir l’Europe. Cette même année est crée la Ligue arabe réunissant plusieurs états comme la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Egypte.
Mais c’est en 1947 qu’apparaît réellement le conflit à venir, lorsque l’ONU décide du partage du mandat britannique en Palestine : elle prévoit un partage du territoire en un état juif et un état arabe. Cependant, les pays arabes refusent cette décision, ce qui donne naissance à un conflit avec, d’un côté, des organisations arabes et le gouvernement britannique, de l’autre, les Palestiniens et plusieurs États arabes.
III. Les guerres israëlo-arabe : 1948-1978

En 1948, le chef des sioniste déclare (unilatéralement) l’existence de l’Etat d’Israël. De plus, Israël annexe de nombreux territoires palestiniens qui étaient, dans le plan de partage de l’ONU, destinés aux peuples arabes. C’est le début de la première guerre israëlo-arabe qui dure jusqu’en 1949 et oppose Israël à la Ligue arabe. En 1949 toujours, commence la diaspora palestinienne vers d’autres pays alentours, tandis que l’Egypte administre la bande de Gaza et la Transjordanie administre la Cisjordanie. Israël est admise à l’ONU mais n’est pas reconnue par les pays arabes.
Des tensions entre l’Egypte, Israël, la France et le Royaume-Uni ont lieu en 1956 mais sont coupées par l’URSS et les Etats-Unis.

En 1964, grâce au soutien des Egyptiens est créée l’OLP, l’Organisation de Libération Palestinienne.
En juin 1967 se déroule la guerre de 6 jours. C’est une offensive “préventive” israélienne contre l’Egypte ainsi que la Jordanie et la Syrie suite aux déplacements de troupes égyptiennes en mai ainsi qu’à un blocus de navire israëliens organisé par l’Egypte. Après la cette attaque éclaire réussie, Israël agrandit encore son territoire, notamment dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. De plus, les pertes pour les pays arabes sont immenses : la moitié de l’aviation est détruite, et on dénombre plus de 26 000 morts cötés arabe, dont 20 000 égyptiens (contre 700 soldats israéliens).
Entre 1967 et 1973, plusieurs incidents ont lieu entre Palestiniens et Israéliens, comme une vague d’attentats effectués par le Mossad contre les chefs palestiniens en 1970 ou encore une prise d’otage d’athlètes israéliens par les Palestiniens lors des JO en 1972 à Munich.
En octobre 1973 éclate une nouvelle guerre entre Israël et ses voisins arabes. Cette fois-ci l’offensive est menée par la Ligue arabe et notamment l’Egypte et la Syrie. Cette guerre est appelée la guerre de Kippour étant donné que l’attaque est faite le jour de la fête juive Yom Kippour. Cependant Israël parvient à redresser la situation autant du côté syrien qu’au niveau de la bande de Gaza. Suite à une demande de cessez-le-feu de l’ONU, les pays opposés parviennent à un accord : les frontières restent les mêmes que celles existantes avant le conflit. Pour l’Egypte, c’est une demie victoire : ils n’ont pas pu reprendre du territoire à Israël, mais ils sont parvenus à unir les forces arabes et à faire peur à Israël. De plus, l’ONU reconnaît l‘année suivante l’OLP comme représentant du peuple palestinien.

En 1978 se déroulent aux Etats-Unis les accords de Camp David. Ces accords sont un traité de paix entre Israël et les pays arabes. C’est une tentative de mettre fin aux guerres israélo-arabes qui se déroulent au Moyen-Orient depuis trente ans. Mais même si les représentants des deux groupes acceptent ces accords, des groupes plus extrémistes s’y opposent, que ce soit dans le camp des sioniste ou celui des palestiniens. Ces accords n’auront donc dans les faits que très peu d’influence sur la suite de la situation en Palestine.
IV. L’échec des accords de paix : 1979-2001
Dans l’année 1982, preuve que l’accord camp David n’apporta rien à ce conflit, Israël envahit le Liban, et notamment Beyrouth, afin de chasser l’OLP : l’armée israélienne détruit des camps de réfugiés palestiniens.

En 1987, une nouvelle guerre, appelée la 1ere Intifada (signifiant “guerre des pierres”) éclate entre Palestiniens et Israéliens. Il s’agit d’un soulèvement du peuple palestinien dans les territoires occupés par Israël, dans les rues. Les habitants ayant peu de moyens pour se révolter, d’où le nom “guerre des pierres”. La première Intifada dure jusqu’en 1993. Cette même année, une milice palestinienne se crée : elle est appelée le Hamas, ce qui veut dire “mouvement de résistance islamique”. Ce groupe est à la fois politique et militaire et a pour but de libérer la Palestine en luttant contre Israël. Cependant le Hamas est une organisation islamique radicale.
En 1987 et 1988 l’OLP entame de son côté des négociations afin de reconnaître l’Etat Israëlien et de mettre fin aux conflits qui ont commencé déjà quarante années auparavant. En 1988 toujours, l’OLP proclame l’Etat palestinien.
Suite à ces négociations, en 1993 est signé l’accord d’Oslo 1 à Washington entre le premier ministre israëlien ( Itzhak Rabin) et le chef de l’OLP (Yasser Arafat). Ces accords marquent une reconnaissance de l’OLP comme organisation représentante du peuple palestinien, et l’acceptation de l’existence de l’Etat d’Israël de l’autre. L’année suivante Israël signe un accord de paix avec la Jordanie.
En 1995 l’accord d’Oslo II met en pratique les précédents accords et entame un transition vers la création d’un État et de l’Autorité palestinienne. Cependant la même année le Premier ministre israélien est assassiné par un extrémiste juif, et les attentats palestiniens contre Israël reprennent. Ces évènements bloquent les accords en cours pour un processus de paix.

En 1996, le Hezbollah, organisation islamiste chiste agissant en Palestine, mène des attentats contre Israêl. Quatre ans après, ils défendent au sud du Liban des groupes palestiniens attaqués par Israël, ce qui oblige ce dernier à se retirer de la région.
En 2000, le président américain Bill Clinton tente un nouvel accord, appelé Camp David II pour réconcilier les deux groupes, mais c’est un nouvel échec. De plus, la même année démarre le plus grand soulèvement populaire palestinien de toute la durée du conflit. Ce mouvement, d’abord appelé “l’intifada d’Al-Aqsa”, devient une nouvelle guerre.
En 2001 enfin, un dernier sommet organisé par les Etats-Unis dans le but de résoudre les tensions et conflits entre l’Israël et la Palestine se tient à Taba, en Egypte. Cette réunion, organisée dans l’urgence suite à la deuxième Intifada qui a débuté au mois de septembre l’année précédente, vise à stopper au moins provisoirement cette nouvelle guerre très coûteuse en vies humaines. Mais une fois encore, ce sommet, appelé le “sommet de la dernière chance” ne permet pas d’atteindre le but escompté par le Président américain : les deux camps ne parviennent notamment pas à s’entendre sur la question de la ville de Jérusalem, qu’ils souhaitent tous deux posséder. Le conflit perdure donc.
On peut donc voir que, malgré les tentatives récurrentes des Etats-Unis pour mettre fin au conflit israëlo-palestinien, la paix n’est pas trouvée. Même si je n’ai pas détaillé les raisons des échecs à chaque accord, les divergences portaient généralement sur les zones de territoires accordés à chacun, notamment dans la ville de Jérusalem.
V. Le conflit qui s’enracine : 2002-2021
La deuxième Intifada va durer de 2000 à 2005 et va faire près de 4000 morts palestiniens et plus de 1000 morts israéliens. C’est l’un des conflits les plus meurtriers depuis 1948, et il se déroule principalement dans la bande de Gaza. En 2005, Israël va finalement quitter progressivement cette zone pour apaiser les conflits et mettre fin à cette guerre qui dure depuis cinq ans.

Suite à la mort de 800 israéliens lors d’un attentat, en 2002 l’État d’Israël décide de construire illégalement un mur dans la capitale, Jérusalem, afin de se protéger des attaques palestiniennes. Il mesure aujourd’hui plus de 700 km de long. Ce mur, appelé souvent “barrière”, “mur de sécurité” ou encore “muraille de protection” par le camp israëlien, est très critiqué par les palestinien qui l’appelle “mur de séparation raciale”, mais est aussi sujet à la critique dans les mouvents de gauche israéliens.
Depuis la deuxième Intifada, on peut citer d’autres guerres en 2009, 2012 puis 2014. Il faut noter que dans chacune de ces guerres, le nombre de morts est très inégal entre les deux camps : les Palestiniens connaissent bien plus de pertes que les Israéliens lors de ces conflits. Il y a plusieurs explications à ce phénomène : les moyens militaires plus avancés dont dispose les israeliens grace à l’aide des états-unis qui finance l’état juif, mais aussi la densité de population dans les zones habitées par le peuple palestinien, qui augmente le risque de morts lors des tirs. Enfin, le Hamas est accusé par certains états comme Israël d’utiliser la population comme bouclier afin de cacher leurs armes dans des zones habitées (écoles, hôpitaux, immeubles…)

Au printemps 2021 enfin, les conflits ont repris entre la Palestine et Israël dans la bande de Gaza, mais je ne détaillerai pas sur ces évènements, la presse s’en chargeant mieux que moi-même !
Voilà, on arrive au bout de cet article ! J’espère qu’il vous aura intéressé et appris ce que vous recherchiez. J’ai essayé d’être la plus concise possible malgré la densité d’information, afin que vous puissiez avoir une idée globale du conflit pour vous faire votre propre opinion. J’ai aussi cherché à rester neutre dans cet article afin qu’il soit avant tout là pour vous informer. Si cela vous a plu n’hésitez pas à me le dire et à lire mes autres articles sur le Moyen-Orient, et moi je vous dis… à bientôt !

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