Hé salut ! comme on se retrouve ! et bienvenue sur ce nouvel article ! Aujourd’hui je voudrais revenir avec vous sur un mouvement populaire d’une grande envergure qui a énormément fait parler il y a trois mois, en juin : le mouvement “Black Lives Matter”. Mais je voulais surtout discuter du poids de ce mouvement un trimestre plus tard, me questionner sur l’importance de cet élan populaire. En effet, qu’en reste-t-il ? Trois mois après ce deux juin où tout le monde postait un carré noir sur Instagram, qu’est ce qui a changé µ? Et, en France, cela a-t-il vraiment apporté quelque chose ?
DISCLAIMER : je vais ici donner un avis très personnel, qui pourra peut-être vous étonné. Je ne remettrai pas en cause l’importance de la lutte contre le racisme ni les inégalités qui subsistent. De plus, je soutiendrai toujours des mouvements contre les inégalités. En revanche, je vais questionner le poids de cette démarche, ainsi que “l’hypocrisie” qui a pu l’entourer.
I- Un mouvement bien moins important qu’il n’aurait dû :
Tout d’abord, il faut se rendre compte d’une chose : face aux problèmes monstrueux que notre société rencontre atours des inégalités et de la différence, le mouvement Black Lives Matter était, en France, bien trop léger. Car, même si les réseaux sociaux ont été inondés durant une semaine de pétitions, de hashtags, de carrés noires et de stories anti-racistes, même si les médias ont énormément parlé de lui pendant un mois, même si des manifestations ont eues lieu, rien n’était assez fort pour que cela inquiète les grandes instances. Les français ont voulu, face aux manifestations américaines, s’impliquer dans cette lutte et l’approprier à nos propres problèmes, hors cela n’a pas marché. Trump a failli déployer l’armée, Macron n’a pas eu besoin de lever le petit doigt. Le sol de Washington a été repeint, rares étaient nos graffitis…
Comme souvent lorsqu’on copie les Etats-Unis, cela marche moins bien. Et cette fois-ci le montre bien : la démarche à certe fait parler d’elle, mais n’a pas eu de poids dans la sphère politique, lieu qu’il aurait fallu toucher pour espérer certaines mesures. Et sur le plan social, je ne suis pas certaine que cela est fait changer des mentalités…

II- Les racistes ne changeront pas comme ça :
Face à un mouvement de ce type, il serait étonnant que la partie de la population considérant les personnes de couleurs comme un problème est été convaincues. Ce n’est pas en faisant des manifestations, déboulonnant des statues et s’affichant sur les réseaux sociaux que cela s’améliorera. Au contraire, cela sera pour eux une raison de plus de critiquer les “noirs” : “ils cassent notre patrimoines, manifestent dans nos rues et font du bruit sur internet… vraiment, ils font c*ier”. C’est la réaction logique face au mouvement, bien plus que “ah bah oui tiens, ils ont raison, c’est nous qui sommes bêtes de penser encore comme ça!” Je pense donc que sur ce point, la situation ne s’est pas améliorée… elle s’est peut être même empirée.
Sauf que si rien a changé au niveau politique, ni au niveau social… ce mouvement a-t-il servi à quelque chose ?
III- Aujourd’hui :
Encore une fois, je vais comparer le mouvement en France et aux Etats-Unis : alors que des regroupements se sont encore faits récemment de l’autre côté de l’océan, que des entreprises, clubs et associations s’engage (comme la NBA) et que les protestations perdurent, que faisons-nous, nous ? L’élan a disparu plus rapidement qu’il ne s’était mis en place, et plus personne n’en parle, mis à part les médias lorsqu’ils mentionnent l’actualité américaine. En France, plus rien ne bouge. On espérait une évolution, la situation est au même stage qu’il a cinq mois. Aucunes mesures n’ont été prises, peu de personnes semblent vraiment s’intéresser au problème, l’expliquer et apporter des solutions. Car, le meilleur moyen de régler une inégalité est de faire changer les mentalités. Et pour cela, rien ne sert d’insulter les personnes bloquées sur leurs idées… Il faut les éduquer !
S’éduquer, s’est s’informer sur un sujet, en parler autours de soit, lire, écouter, regarder des films qui en parlent… C’est lorsque l’information circulera et se diffusera au plus grand nombre que les mentalités évolueront.
IV- Quoi faire pour s’éduquer :
Voici à présent une liste (non exhaustive) de contenu qui pourrait vous intéresser et parle (de différente manière) du racisme :
Un livre :
The Hate U Give (je vous en ai déjà parlé, il témoigne des violence policières aux USA, et fait écho à la mort de George Floyd)
Entre chiens et loups (car peut-être qu’en inversant les rôles, le message passera mieu… ?)
Un podcast :
InPower : témoignage d’une femme noire https://deezer.page.link/tnsUafsZrRU2YS4P7
Des films :
Tout simplement noir
The Hate U Give (très bonne adaptation, pour ceux qui n’aiment pas lire)
Des vidéos Youtube :
La Caroligie : la dominance de certains groupes sociaux :https://youtu.be/SLQi6cl_wjY
France culture : Le mythe du racisme anti blanc : https://youtu.be/Ubk_SkJgRfg
Voilà ! on arrive au bout de cet article, j’espère qu’il vous aura intéressé ! Si vous pouvez, n’hésitez pas à donner d’autre références sur le sujet en commentaire, mes ressources peuvent être complétées. Aussi, s’il vous a plu, partagez un maximum cet article, c’est un sujet très important à mes yeux, et un message qui doit être véhiculé ! Et en attendant, moi je vous dis à bientôt !
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