Hé salut ! comme on se retrouve ! et bienvenue sur ce nouvel article ! Aujourd’hui, je quitte les mouvements d’actualités et sujets de société, car je voudrais vous parler d’un livre qui m’a beaucoup touché cet été. Un grand classique de la littérature anglaise, un véritable entremêlement de secrets familiaux, de douleurs amoureuses et de jalousies fanatiques. Ce chef-d’oeuvre, écrit par Emily Brontë, vous fascine d’un bout à l’autre. Des personnages autant attachants que détestables à l’ambiance romantique du XIXe siècle en passant par les guerres familiales, je vais ici vous donner les meilleures raisons de lire Les Hauts de Hurlevent, d’Emily BRONTË.
I-L’ambiance
Il faut tout d’abord souligné la plume de l’auteure, ainsi que l’ambiance qui nous happe, dès les premières pages. Alors que les lieux où vivent les personnages pourraient être bucoliques, dans les Landes sauvages de l’Irlande du Nord, au milieu des collines, c’est dans des lieux très sombres et froids que nous mène Brontë : une ferme précaire, sale, mal éclairée et contenant que le stricte minimum, alors qu’au dehors, une tempête fait rage. Dès son arrivée sur les lieux, notre étranger à la vie de ce village, qui nous servira de portail pour découvrir les secrets de cette région, décrit la grille comme “n’ayant rien d’accueillant”, et c’est ainsi que nous franchissons l’entrée du monde de Heathcliff.

L’ambiance est lourde, poisseuse, chargée de tensions et de méfiances, aux premières lignes du roman. Les lieux ne donneraient à personne l’envie d’entrer, alors que ce roman nous tend les bras, nous étalant sa noirceur et son horreur jusqu’aux derniers paragraphes.
Pour autant Emily Brontë parvient à nous emporter dans certaines scène au coeur de la tendresse et de l’enfance, nous faisant rêver, et espérer une suite plus claire pour les personnages. Elle utilise alors cette magnifique lande irlandaise et ses collines fleuries pour que les amants s’aiment, avant de nous replonger aussi vite dans l’aigreur de leur quotidien.
Ce style et ses transitions, l’auteure les manie parfaitement, tout comme sa plume, qui nous tient accrochés aux lignes jusqu’au dernier mot. Les phrases sont belles, les descriptions nous projettent dans cet univers complexe, et le niveau de lecture reste abordable aux petits lecteurs !
II-Les personnages
En parfaite adéquation avec l’ambiance, les personnages sont pour moi ce qu’il y a de plus réussi dans ce roman. Tous aussi complexes les uns que les autres, qu’ils s’aiment ou qu’ils se haïssent (ou parfois les deux), la complexité de leurs relations est parfaitement transcrite par la narratrice. Ce qui fait la merveille de cette histoire, c’est notre incapacité à adorer ou haïr un personnage, tellement leurs vies les ont malmenés, les amenant à des comportements abjects par des voies qui les excusent souvent en grande partie. Heathcliff, le personnage central de cette histoire, en est le meilleur exemple.

Heathcliff est un enfant qui, au début de l’histoire orphelin, se fait recueillir par un père d’une famille de deux enfants. Le jeune garçon grandit en compagnie des deux enfants : Hindley, l’aîné, qui le détestera dès les débuts de l’arrivée de l’enfant, et Catherine, une fille légèrement plus jeune que Heathcliff, qui deviendra sa soeur, sa meilleure amie… et aussi son amante. Le père mourant jeune, c’est Hindley qui prendra à charge la famille, et fera alors tout pour mener la vie dure à son demi-frère qui était venu s’incruster dans sa modeste famille. Il empêchera alors à Catherine et Heathcliff de se fréquenter, mettant la plupart du temps le jeune homme à l’écart. Mais, lors d’une fugue dans les landes, les deux jeunes se font repérer par les voisins, et la jeune Catherine se blesse. Elle est alors recueillie par ces voisins le temps de se remettre, et se lie d’amitié avec le fils de la propriété : Edgar Linton. A partir de ce moment là, c’est la descente aux enfers pour Heathcliff : un jeune riche civilisé lui vole la vedette, tandis qu’Hindley fait tout pour empêcher la relation Catherine/Heathcliff. La jeune fille finira donc par se marier à Linton.
un homme représentant le mal : Heathcliff devient alors méchant. Mauvais. Il en veut à mort, et à plusieurs hommes, son éloignement avec Catherine, qui est l’unique être qu’il n’est jamais aimé. Il décidera alors, tout au long de sa vie, de se venger d’Edgar Linton et d’Hindley, quitte à mourir, ou blesser celle qui aime tant. Le mal, l’avidité et la soif de domination vont alors s’emparer de lui, alors qu’il n’est encore qu’un jeune homme quittant l’adolescence.
Mais, même s’il devient ce qu’il y a de plus ignoble, il est difficile de haïr Heathcliff. On peut sans difficultés le détester pour ses actes, et le gâchis qu’il a fait, de sa vie autant que de celle de Catherine et des autres, mais la dureté de son enfance, ainsi que toute la haine qu’il a pu emmagasiner, m’ont empêcher de lui en vouloir réellement, durant tout le roman. Et c’est ce talent qu’a Brontë : malgré l’horreur des personnages, ont leur trouve toujours des excuses, rejetant toujours la faute sur un autre. Pourtant, Heathcliff n’est plus à la fin qu’un homme ayant causé la mort de trois autres, violent, cupide et impénétrable, s’approchant plus de la machine, voir du démon, que de l’homme.
Je ne m’éttenderai pas ici sur les autres personnage (par soucis de longueur, mais aussi pour ne pas spoiler toute l’histoire), mais Catherine, Hindley, Mrs Dean et bien d’autres méritent qu’on leur accorde de l’importance. Encore une fois, aucun d’entre eux n’est blanc, ni noir, et c’est ce qui rend ce roman INCROYABLE.
III- Un amour haineux

La dernière raison qui me pousse à vous conseiller de lire ce livre est la passion qui réside entre Catherine et Heathcliff. Comme je l’ai dit plus tôt, ils auraient pu fondé dans un monde idéal le parfait exemple de bucolie, s’aimant dans toute leur simplicité, au fond de l’irlande. Mais pour autant, leurs vies en décideront autrement. Comme expliqué plus haut, les deux adolescents vont se retrouver séparés. Et, même s’ils continueront au début à se vouer le même amour que durant leur enfance, Catherine épousera Linton, ne sachant pas réellement ce qui l’a poussé à quitter son ami d’enfance… De son côté, ce dernier, vouant au départ une haine démesuré pour son demi frère sombrant dans l’alcoolisme, il se mettra à éprouver les mêmes sentiments pour Linton… et aussi pour Catherine. Car, même si ce couple impossible s’aimera jusqu’au bout… cela passa par la folie, et la haine pour Heathcliff. Finalement, c’est ce sentiment démoniaque qui les guidera tous les deux vers leur fin funeste.
Voilà, on arrive au bout de cet article, j’espère qu’il vous aura plus, et vous donnera envie de lire ce roman, qui est pour le moment, ma meilleure lecture de l’année. Il m’a été difficile de vous résumer cette histoire, ainsi que les personnages, qui sont tous très complexes. Le personnage d’Hindley, que j’ai peu développé ici, mérite lui aussi d’être découvert, autant pour sa haine envers Heathcliff que pour sa descente dans l’alcoolisme. En attendant une prochaine lecture tout aussi passionnelle, n’hésitez pas partager cet article, c’est ce qui me permettra de développer le blog ! et je vous dis à bientôt !
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